23.06
2011

Cet article a été rédigé pour le blog de Ti-Pierre, que je vous invite fortement à consulter, mais je n'ai pu m'empêcher de vous le publier ici… Il est un peu technique, donc n'hésitez pas à poser des questions, je serais ravi de vous répondre !


C'était il y a bientôt huit ans – un dimanche matin d'octobre 2003 – que j'ai fait ma première rencontre avec HTML. Je venais de pousser la porte d'une association ayant vocation de partager le goût des sciences pour participer à une activité de création de sites web.
Quelques années plus tard, j'ai appris que j'utilisais la quatrième version du langage HTML et qu'il en existait une évolution nommée xHTML (x pour extensible). Avec xHTML 1.0, puis 1.1, j'ai appris de nouveaux concepts comme la séparation du contenu et de la présentation, la sémantique d'un code ; j'ai appris un nouveau langage (CSS, pour la présentation) ; ma syntaxe est devenue plus rigoureuse et j'ai désappris de nombreuses mauvaises pratiques, même si je ne comprenais pas toujours pourquoi c'en était (fort heureusement, j'ai eu l'occasion d'y repenser, et de comprendre mon erreur).

Quelques années ont encore passé, et j'ai découvert que le W3C – World Wide Web Consortium, l'organisme qui gère (x)HTML et quelques autres standards en vigueur sur le web – préparait HTML 5, originellement un projet de différents éditeurs de navigateurs web, et xHTML 2, plus tard abandonné au profit du premier. Je ne m'y suis pas intéressé tout de suite, ces deux évolutions possibles n'étant ni finalisées ni implémentées dans la plupart des navigateurs, a fortiori dans les navigateurs les plus utilisés. Mais cela fait un an ou deux que la donne a changé : les navigateurs mettent fortement en avant HTML 5, présenté comme le futur du web. J'ai alors été un temps très enthousiaste, HTML 5 laissant de superbes perspectives pour l'avenir…
Pourtant, HTML 5 me hérisse le poil. Pourquoi ?

HTML ?

Tout d'abord, HTML signifie « hypertext markup language » soit, dans la merveilleuse langue de Rabelais, « langage hypertexte à balisage » ; chaque mot a son importance :

  • « langage » : c'est un langage informatique, avec sa syntaxe, son vocabulaire, sa logique…
  • « à balisage » : c'est un langage dont la syntaxe fait appel au concept de balise, c'est à dire (d'après cette chère Wikipédia) « un caractère, ou une série de caractères, utilisé pour la structuration d'un document et qui sera invisible par le lecteur final »
  • « hypertexte » : ce langage traite d'hypertexte, c'est à dire qu'il s'occupe de texte et de liens.

« Qu'il s'occupe de texte et de liens »… Tiens, tiens, certaines des grosses nouveautés d'HTML 5 ne serait-elle pas la gestion de l'audio et de la vidéo, des formulaires plus poussés ? Ça ne serait pas hors sujet par hasard ? Je vous entends déjà…

Ouais, mais c'est cool, parce que du coup on a tout en un !

Ouais, mais non. Paf !

Bon, d'accord, c'est pas très argumenté comme réponse, alors voici : quand on définit un objectif, il serait bon de s'y tenir. C'est pour cette raison que l'on a pris l'habitude de distinguer le contenu de la présentation, limitant xHTML à la structuration d'un texte accompagné de liens (et, on y reviendra, de quelques autres choses ayant une valeur sémantique) et faisant appel au CSS, un autre langage, pour gérer l'affichage plus ou moins esthétique de notre contenu. En quelque sorte, ce que je demande ici, c'est de reprendre cette habitude unixienne de l'application qui ne fait qu'une chose mais qui la fait bien. Les informaticiens appellent cela le principe KISS (pour « keep it stupid simple », « garde ça stupidement simple »).

Ouais, mais on va pas non plus apprendre trouze mille langages différents !

Oui et non…
De un, on apprend déjà plusieurs langages, voyez plutôt : (x)HTML pour le contenu, CSS pour la présentation, PHP pour les automatismes côté serveur, MySQL pour la gestion de bases de données, JavaScript pour les automatismes côté navigateur, etc.. Ça ne nous dérange pourtant pas tant que ça… Certes, c'est un peu plus compliqué au début, parce qu'il faut apprendre, mais ça ne nous empêche pas de trouver au final que ce nouveau langage est bien plus adapté à l'usage que l'on en a qu'un fourre-tout infâme, non ?
De deux, xHTML (1.0, 1.1 et 2) est un dialecte XML, c'est-à-dire un langage ayant son vocabulaire propre mais utilisant la syntaxe XML, et il y a des dialectes XML pour à peu près tout. Donc si l'apprentissage d'une nouvelle syntaxe vous fait peur, pas d'inquiétude, il suffit de prendre un autre dialecte XML ! et si c'est le nouveau vocabulaire qui vous fait peur, alors l'ajout de vocabulaire au sein du même langage aura exactement le même effet… De trois, XML, qui veut dire « extensible markup language » (« langage de balisage extensible »), permet parfaitement d'utiliser plusieurs de ses dialectes au sein d'un même document, ce qui nous laisse un potentiel infini, donc bien plus grand que d'avoir un nombre de possibilité finies au sein du même « dialecte »…

Ouais, mais, de toute façon, (x)HTML ne se limitait déjà pas à l'hypertexte !

En effet, mais ça veut pas dire que c'est une bonne chose, non ? D'ailleurs, si on en est à utiliser ce genre d'arguments, ça fait tout de même un moment que le W3C cherche à « épurer » (x)HTML, non ? Je veux dire, xHTML 1.0 a viré tout ce qui s'occupait de la présentation, xHTML 1.1 a viré les « frames », xHTML 2 virait les formulaires… Pour sûr, xHTML 2 n'était pas parfait sur ce point non plus, mais il y avait un progrès notable.

Mais alors… Que faire ?

xHTML 2 me semble être un bon point de départ, notamment pour l'universalisation de l'attribut href (tout peut être lien) et la création de l'attribut universel role (tout est sémantique). Ensuite, on peut enlever la balise <img> au profit de <object>, voire supprimer ces deux éléments au profit d'un dialecte XML spécialisé dans l'intégration de fichiers (qui pourrait alors aller plus loin que la balise <object>…). On peut également supprimer l'élément <a>, qui ne sert plus à rien (tout peut être ancre grâce à l'attribut universel id et tout peut être lien comme dit ci-avant). Pour finir, on peut supprimer les éléments <h1>, <h2>, <h3>, etc. au profit de la nouvelle structure proposée par xHTML 2, structure qui fonctionne par imbrication de <h> et de <section> (n'utiliser qu'une seule structure me paraît plus simple, et cette nouvelle structure d'une part ne se limite pas à six niveaux de titre et d'autre part est clairement structurelle (alors que l'on pouvait penser en terme de présentation avec l'ancienne structure)).

XML ?

HTML 5 n'est pas, on l'a vu, un dialecte XML. Cependant il existe x/HTML 5, qui se veut être une implémentation XML de HTML 5. Ah, on est sauvés alors ! Eh bien allons-y, commençons notre code comme tout document XML qui se respecte : par la déclaration XML.

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>

Cette ligne de code veut tout simplement dire la prase suivante :

Hé, toi, l'agent utilisateur ! Oui, toi ! Ce document, là, tu vas me l'interpréter selon la syntaxe XML, dans sa version 1.0. Et tant que j'y suis, le texte est en Unicode (UTF-8).

À noter que dans votre cas, l'agent utilisateur sera certainement votre navigateur…

Voilà, on rajoute un peu de x/HTML 5, pour obtenir le code suivant :

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!DOCTYPE html>
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xml:lang="fr">
    <head>
        <title>Mon super code x/HTML 5</title>
    </head>
    <body>
        <p>Super, je code en x/HTML 5 !</p>
    </body>
</html>

On envoie le tout à Unicorn, le service de validation du W3C, pour vérification. Pour info, le W3C a créé XML, donc on peut supposer qu'un code XML correctement rédigé devrait passer. Il y a quelques mois ça ne passait pas, mais d'une part Unicorn était en test (avant, le W3C utilisait d'autres services similaires) et d'autre part les travaux sur HTML 5 (qui n'est, je le rappelle, toujours pas finalisé) étaient moins avancés. Le test est concluant puisque Unicorn nous dit ça :

This Page Is Valid HTML5!

Traduction : « T'es un bon garçon, ton code est correct ».

Maintenant, le W3C étant un organisme indépendant et pour diverses raisons concernant le doctype (voir partie suivante), nous pouvons douter que notre navigateur lira correctement ce code. Comme je suis un garçon retors, on ne va pas se contenter d'afficher ça sous différents navigateurs : on va plutôt faire appel à un autre service de validation. Mais pas n'importe lequel : validator.nu, le service de validation du WHAT Working Group (un groupe de pression travail fondé et soutenu par différents éditeurs de navigateurs ou acteurs du « cloud computing » (expression barbare qu'il convient de traduire par « tu donnes toutes tes données, on les revend à des publicitaires, des entreprises douteuses et des états à tendance dictatoriale (surtout si tu y habites), et tu dis adieu à ta vie privée »), c'est l'initiateur de HTML 5). Là, le test nous donne ceci :

Error: Saw <?. Probable cause: Attempt to use an XML processing instruction in HTML. (XML processing instructions are not supported in HTML.)

Traduction : « Toi, t'as confondu x/HTML 5 avec un dialecte XML. Faudrait pas trop en demander mon garçon ! »

Warning: Comments seen before doctype. Internet Explorer will go into the quirks mode.

Ah. Je savais pas que le rôle d'un service de validation était de nous demander de garder nos mauvaises pratiques pour encourager les navigateurs indignes de ce nom dans leurs erreurs… Je prends note.

Error: When the attribute xml:lang in no namespace is specified, the element must also have the attribute lang present with the same value.

Je confirme, ne pas confondre x/HTML 5 avec un dialecte XML, c'est juste de la poudre aux yeux pour faire croire qu'on écoute un peu le W3C. Note à moi-même : le W3C est mort, WHAT Working Group l'a remplacé.

Là, la solution est très simple : utiliser un vrai dialecte XML, ou ne pas prétendre faire du XML. Un peu d'honnêteté, quoi… Dans mon cas, ça sera très simple : je ne veux pas (plus) utiliser HTML 5.

Doctype ?

Quand je codais encore en HTML 4, je n'utilisais pas de doctype. Ça marchait tout aussi bien (vu que le non respect des standard était à l'époque la norme sur les navigateurs) et je n'avais pas à me prendre la tête. Quand je suis passé au xHTML, je trouvais que c'était compliqué, mais c'était nécessaire d'avoir un doctype, et le bon. Donc je copiais-collais le doctype que me conseillais le service de validation xHTML du W3C. Pour info, un doctype en xHTML, ça ressemble à ça :

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.1//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml11/DTD/xhtml11.dtd">

Puis est arrivé HTML 5 et son doctype simplifié, qui ressemble à ça :

<!DOCTYPE html>

Sur le coup, j'étais super content : enfin un doctype que je pouvais retenir ! Et puis je me suis demandé à quoi servait le doctype, et pourquoi il était si compliqué… Et quand je suis tombé sur le doctype du xHTML 2, ressemblant fortement à ceux des xHTML 1.0 puis 1.1, j'ai décidé de le décortiquer.

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 2.0//EN" "http://www.w3.org/MarkUp/DTD/xhtml2.dtd">

Nous avons donc :

  • !DOCTYPE, qui indique que l'on déclare un type de document.
  • html, qui est le nom du type de document. Ça peut être n'importe quoi, c'est surtout une information pour le cas où l'on utiliserait plusieurs types de documents (je vous avais déjà dis qu'en XML on peut utiliser plusieurs dialectes au sein d'un même document ; il sera alors de bon ton de déclarer autant de types de documents que de dialectes employés).
  • PUBLIC, qui indique que le fichier décrivant le type de document sera sur un serveur web distant. S'il était sur le même serveur, on devrait entrer SYSTEM à la place.
  • Une série d'indications entre guillemets anglais doubles :
    • un identifiant officiel (ici, le tiret nous signale qu'il n'y en a pas),
    • le propriétaire du fichier (ici le W3C),
    • le nom exact du fichier (ici « DTD XHTML 2.0 »),
    • la langue du fichier (à distinguer de la langue de votre document : ici le type de document est en anglais, mais ça n'empêche pas votre document d'être en français !).
  • Et enfin l'URL du document.

À savoir, les déclarations de type de document (DTD) ont été créées pour SGML, l'ancêtre de XML. Un autre outil a été développé pour XML : les schémas XML, plus complexes, mais plus puissants. En revanche, pour en appeler un, il suffit d'employer un espace de nom au sein de l'élément racine du document, comme ceci :

<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://www.w3.org/1999/xhtml http://www.w3.org/MarkUp/SCHEMA/xhtml2.xsd" xml:lang="fr">

J'ai mis ici une balise d'ouverture de l'élément racine de xHTML 2, avec un espace de nom (xmlns) principal renvoyant vers le schéma XML du xHTML et un espace de nom secondaire que j'ai nommé « xsi » et renvoyant vers le schéma XML de XMLSchema-instance. L'utilité de ce dernier est de préciser exactement l'emplacement du schéma XML, puisque xHTML 2 n'étant pas finalisé son schéma n'est pas celui par défaut pour xHTML. J'ai donc précisé l'emplacement du schéma grâce à l'attribut schemaLocation placé dans l'espace de nom « xsi », puis j'ai spécifié la langue de mon document (l'espace de nom « xml » est implicite et existe dans tout document XML, il n'y a donc pas besoin de le déclarer).

Les schémas XML peuvent aussi bien être une alternative à la DTD qu'en être complémentaire, cela dépendra du dialecte employé.
Petit détail pour les plus curieux, une DTD utilisera une syntaxe spécifique aux DTD, alors qu'un schéma XML utilisera… un dialecte XML !

Mais en HTML 5, point de schéma. On en trouve un tout petit en x/HTML 5, mais qui ne fait qu'adapter deux trois détails pour la syntaxe XML (oui, je suis de mauvaise foi, et j'assume). Donc le tout est dans le doctype.

Ah oui, mais t'avais pas dit que le doctype de HTML 5 il ressemblait à ça ?

<!DOCTYPE html>

Gagné ! On a strictement aucune information sur l'emplacement de la DTD, absolument rien, si ce n'est son nom !

Petit rappel historique maintenant : si la dernière décennie a vu le respect des standards se généraliser sur le web (essentiellement grâce à la rigueur de la syntaxe XML et aux efforts de la fondation Mozilla), ça n'était pas le cas des années 90, qui ont connu ce qu'on a appelé par la suite la « guerre des navigateurs ». Et cette guerre n'avait rien d'épique : les éditeurs de navigateurs, visant clairement le monopole, se battaient à coup d'éléments non standards spécifiques à leurs navigateurs. Les plus anciens se souviendront sans doute de cette balise que je n'ose nommer qui fait clignoter du texte (bon goût s'abstenir, mais il faut croire qu'en cette décennie-là bien peu étaient ceux à avoir du goût… si vous voyiez certains des sites que j'ai développé à l'époque !), spécifique à IE… Mais il y en avait d'autres, des balises spécifiques à Netscape, à Mosaic, à IE… Et tout ça était rendu possible par l'absence de DTD unique dont l'emplacement est clairement spécifié.

Vous voyez un peu l'idée ? On n'a plus d'appel à une DTD, juste un doctype fantoche… Vous voulez revenir à l'époque des balises spécifiques ? À l'époque où l'on code des sites accessibles pour 100% des visiteurs potentiels, vous voulez vous retrouver avec des sites faits exprès pour tel navigateur couvrant 50% de vos visiteurs potentiels tout au plus (ne pas se fier aux parts de marchés, qui ne prennent en compte que les navigateurs « ordinaires », et non les navigateurs spécifiques à tel ou tel handicap) ? Personnellement, mon choix est fait, et c'est clairement non.

Et j'entends déjà ceux qui me dirons qu'on a pas forcément besoin qu'un site soit accessible à tous, à quoi je répondrai que si : il n'y a pas de raison pour qu'un handicapé, en plus de son handicap, doive subir que l'on ne l'ignorât. Et ce sont souvent les premiers oubliés quand on ne pense pas un code en terme d'accessibilité.

Pour finir sur ce point, l'absence de DTD unique pose déjà problème : les services de validation ont pour rôle de dire si l'on respecte ou non les spécifications du langage ou dialecte employé. Pour ce faire, ils s'appuient sur les DTD et les schémas XML. Quand ces derniers sont absents, ils se doivent de faire de la rétro-ingénieurie. Le résultat est donc forcément imparfait. C'est pour cela que dans la partie précédente on ne s'était pas contentés d'un seul service de validation pour vérifier la conformité du code.

Avenir ?

Nous venons donc de voir que HTML 5, présenté comme l'avenir du web, revient sur de très nombreuses avancées, comme la simplification du langage, XML et son énorme potentiel, la mise en conformité avec une DTD unique permettant de simplifier le travail des développeurs, etc..
D'ailleurs, si l'on revient sur ce dernier point, la simplification du code aurait permis un accès pour tous à la programmation, ce qui constituerait tout de même une révolution au moins aussi majeure que la popularisation de l'accès à Internet, qui donnait à tous la possibilité de publier ! Je pense donc sincèrement que les professionnels du « cloud computing » et les éditeurs de navigateurs ont sauté sur l'occasion pour pérenniser leur statut d'experts, un peu comme Microsoft, qui il n'y a pas si longtemps traitait le Logiciel Libre de « cancer »… Après tout, il ne faut pas oublier que le code est leur gagne-pain, et s'ils ne sont pas forcément malhonnêtes, loin de là, ils ne voient pas forcément d'un bon œil que M. Tout-le-monde puisse se mettre à coder.

Mais revenons-en à notre propos : HTML 5 revenant sur de nombreuses avancées. HTML 5 revient également sur un point cher à de très nombreux développeurs : le concept de séparation entre le contenu et la présentation. Ce concept, à première vue un peu abstrait, est en fait très simple : lorsque l'on rédige une page on se concentre sur le sens de ce que l'on code, sans se préoccuper de l'apparence que notre contenu aura. Cela permet entre autre de pouvoir modifier l'apparence sans modifier le contenu, d'avoir plusieurs contenus avec la même présentation (sans la re-coder intégralement) ou, lorsque l'on veut modifier l'apparence de plusieurs contenus ayant la même apparence, de ne la modifier qu'une fois et pas autant de fois que le nombre de contenus. En bref, c'est extrêmement pratique.

Comment revenir sur ce point, après tout les gens peuvent continuer d'utiliser CSS pour leur présentation ?

Eh bien c'est assez insidieux : on reprend les éléments de HTML 4 conçus pour la présentation (et qui avaient disparus avec xHTML 1.0), et on les présente sous un nouveau jour, en leur prétendant une valeur sémantique.

Je vais ici prendre l'exemple de l'un de ces éléments, <i>, mais l'idée est la même pour <b>, <small> ou encore <font> (oui, <font> !).

En HTML 4, un texte placé entre <i> et </i> était affiché en italique. En HTML 5, voici ce que le W3C nous dit :

The i element now represents a span of text in an alternate voice or mood, or otherwise offset from the normal prose in a manner indicating a different quality of text, such as a taxonomic designation, a technical term, an idiomatic phrase from another language, a thought, or a ship name in Western texts.

Ce que xhtml.com traduit par :

L'élément i sert à identifier du texte que l'on peut prononcer d'une voix ou d'un ton différent, ou du texte qui est de quelque façon que ce soit distinct du texte ordinaire, tels une désignation taxonomique, un terme technique, une expression idiomatique tirée d'une autre langue, une pensée, le nom d'un navire, ou du texte dont la présentation typographique est composée de lettres italiques.

Analysons maintenant.

  • « du texte que l'on peut prononcer d'une voix ou d'un ton différent »… Hum, ne serait-ce pas là la façon usuelle de montrer l'emphase quand on parle ? Ah, ben si… Bon, alors l'élément <em> signalant l'emphase devrait suffire…
  • « du texte qui est de quelque façon que ce soit distinct du texte ordinaire »… En bref, c'est un texte dont l'usage nécessite l'emphase : <em>. Et les exemples employés (que je ne vais pas re-citer un par un, il ne faut pas exagérer) ne font que confirmer l'emphase et non l'italique.

Ce sont donc certes un ensemble de choses que l'on aurait tendance à écrire en italique, mais l'italique n'est pas obligatoire, c'est seulement une façon comme une autre d'exprimer l'emphase. Merci de ne pas confondre sens et présentation habituelle de tel ou tel sens.

Mais, mais… Pourquoi revenir sur ce concept, alors qu'il semblait si pratique ?

Eh bien c'est un mystère… Je ne m'explique vraiment pas ça, d'autant plus que la séparation entre contenu et présentation peut sembler à première vue compliquée, et donc rebuter, et donc renforcer le statut d'experts des auteurs de ce langage…
L'explication officielle c'est de permettre la rétro-compatibilité avec HTML 4, mais d'une part la rétro-compatibilité ne serait réelle que si les définitions des éléments étaient inchangées, ça n'est pas le cas, et d'autre part c'est aux agents utilisateurs, et non aux spécifications elles-même, d'assurer la rétro-compatibilité, par exemple en interprétant plusieurs spécifications.

W3C ?

Il y a encore deux ou trois ans, le W3C travaillait sur xHTML 2, contre l'avis des éditeurs de navigateurs qui trouvaient le changement trop grand. Des critiques ont également été formulées à l'encontre du processus de développement de xHTML 2 qui était, et j'approuve, bien trop fermé. Seulement, là où le changement m'enthousiasmait (voire me semblait insuffisant) et où une ouverture du processus de développement m'aurait suffit, Apple Inc., la fondation Mozilla et Opera Software ASA. ont préféré créer un groupe de travail informel (le WHAT Working Group n'a pas d'existence juridique) et développer une nouvelle technologie complètement timorée et rétrograde. Chacun sa méthode.

Par la suite, le W3C a cédé aux pressions du WHAT Working Group – ou plutôt de ses membres (je rappelle et insiste : ce groupe n'a pas d'existence juridique) – et a créé un groupe de travail interne pour participer au développement de HTML 5. Puis le W3C a cessé le développement de xHTML 2. Un regroupement d'éditeurs de navigateurs – vite rejoint par d'autres éditeurs de navigateurs et par des acteurs du « cloud computing » – venait de court-circuiter le vénérable W3C.

Une idée a commencé à germer en moi il y a quelques mois. Il existe un autre groupe, informel, sans existence juridique, qui a de l'importance sur Internet. Ce dernier ne se contente pas du web, mais l'englobe. Ce dernier est entre autres responsable de protocoles allant de IP (pour internet protocol, c'est ce qui permet d'identifier une machine connectée à Internet) à XMPP (pour extensible messaging and presence protocol, un protocole permettant entre autres de faire de la messagerie instantanée, de gérer un micro-blog…) en passant par oAuth (un protocole permettant une connexion sécurisée à tel ou tel service). Bref, ce dernier pourrait parfaitement prendre en charge ce qui ne va plus chez le W3C. Ce dernier, c'est l'IETF. Cependant, ça n'aura aucun impact si je suis seul à leur réclamer l'ouverture d'un groupe de travail pour développer xHTML 2 (et je n'ai ni le temps ni les compétences pour développer moi-même la spécification et un agent utilisateur l'interprétant…).
Du coup, je sens que ça va rester à l'état de vœu pieu…

En attendant, je peux toujours continuer à utiliser xHTML 1.1, et je ne m'en priverai pas.


Pour aller plus loin…

Vous pouvez trouver mes sources ainsi que quelques ressources supplémentaires dans la liste qui suit :

Voilà ! J'en profite pour remercier Ti-Pierre de m'avoir proposé d'écrire cet article, ainsi que Poupi et Dhoko qui m'ont inspirés – grâce aux débats que j'ai déjà eu avec eux sur le sujet.

12.05
2011

Une famille anglaise passe ses vacances d'été en Allemagne et remarque lors d'une balade une magnifique maison qui leur semble particulièrement adaptée à ses prochaines vacances.
La dame contacte le propriétaire, qui est pasteur, avec lequel elle signe un contrat de location.
De retour en Angleterre, elle se souvient de ne pas avoir trouvé les toilettes au cours de la visite et décide d'écrire au pasteur afin qu'il précise l'endroit où les trouver :

Monsieur,

Je vous ai loué votre maison pour nos prochaines vacances, mais pourriez vous me préciser où se trouvent les WC ?

Veuillez agréer mes salutations distinguées,
Mrs Brown .

Le pasteur, à la lecture de la lettre, ne connaissant pas la signification de l'abréviation « WC », croit qu'il s'agit d'une église anglicane appelée « Wales Chapel », et lui rédige donc cette lettre :

Madame,

J'apprécie votre demande et j'ai le plaisir de vous informer que le lieu qui vous intéresse se trouve à 12 Km de la maison, ce qui est gênant pour celui qui y va souvent. Ce dernier peut y apporter son déjeuner. Il faut s'y rendre à bicyclette, en voiture ou à pied, mais il faut y arriver à l'heure si on veut trouver des places assises et ne pas déranger les autres qui s'y trouveront déjà.

Le local est climatisé, c'est très agréable.
Les enfants s'assoient à côté de leurs parents, et tout le monde chante en chœur.
À l'entrée, nous vous donnons une feuille de papier ; ceux qui arrivent en retard se servent de celle de leur voisin. Les feuilles doivent être rendues à la fin de chaque séance afin d’être réutilisées.
Tout ce qui est recueilli est distribué aux pauvres.
Le lieu est équipé d'amplificateurs afin que ceux qui se trouvent dehors puissent entendre eux aussi.
Des vitres sont astucieusement placées pour permettre de contempler les fidèles dans diverses positions.

J'espère avoir répondu à votre demande, et vous prie d'agréer mes meilleures salutations,
Le pasteur.


Voilà. Comme ça vous savez que je suis encore en vie, et que j'ai toujours le même mauvais goût…

À bientôt !

14.03
2011

Aujourd'hui, après quelques courses (très) rapides dans une grande surface dont je tairai le nom (plus par honte d'acheter là dedans que pour les protéger), je m'avance vers les caisses automatiques, les moins encombrées du magasin.

Je passe après un couple dont la femme s'occupe de faire passer tous les produits achetés devant le lecteur de code barre avant de les ranger, pendant que son mari ne fait rien. Quand elle a fini, c'est l'homme qui paie, par carte bancaire, s'assurant davantage de ne pas montrer le code secret à son épouse qu'à moi ou aux autres clients. Carrément.

Viens mon tour, je passe mes achats devant le lecteur, et au moment de payer la caisse automatique tombe en panne. Ces machines sont tellement mal conçues que cinq fois sur quatre ça tombe en panne, donc rien de particulier, si ce n'est un détail : l'écran propose d'attendre l'assistance d'une hôtesse. Après l'épisode auquel je venais d'assister, je ne pouvais pas ne pas voir le sexisme d'un tel message…

D'ailleurs, c'est – pour une fois – un employé qui est venu m'aider… j'en ai plaisanté, lui faisant remarquer avec un sourire malicieux que l'ordinateur quémandait une présence féminine. Il m'a regardé, et eût le visage gêné de celui qui ne se sent pas à sa place.

Pour la petite histoire, il n'y avait pas de poulet dans mes achats ;-)

04.02
2011

Avant toute chose, je vais rassurer les rares lecteurs qui s'aventurent encore par ici : non, l'auteur de ce blog n'est pas décédé, et non, il ne vous a pas abandonné. "Dommage" ? Ah... Et bien tant pis, passons aux choses sérieuses.

Pour cette recette il nous faudra :

  1. un gobelin, geek de préférence,
  2. un poulet, d'essence magique de préférence

Mais cessons-là la métaphore cuisinière, et voyons ce qu'il en est concrètement.

Geeky Goblin Productions est un collectif de création, d'édition, de production et de distribution d'œuvres multimédia, cross-média ou trans-média Libres, dont j'ai participé à la fondation l'hiver dernier.
Nous n'avons encore ni existence judiciaire ni site fini, mais avons d'ors et déjà démarré quelques projets. Je vous donnerais des nouvelles de GGP à l'avenir.

Un Poulet pour les gouverner tous est une série textuelle, reprenant des codes du roman et de la nouvelle d'une part, et le rythme d'écriture liée à la publication que l'on retrouve dans les séries. Ou du moins c'est ce que j'avais prévu au départ, puisque cela fait quelques mois maintenant que ce que j'écris me déplaît, m'empêchant de publier un travail dont je ne suis pas fier.

Quel est le lien entre ces deux choses, allez vous me demander ? Eh bien il est fort simple. Puisque je n'arrive pas à faire seul un travail satisfaisant, j'ai demandé de l'aide aux autres auteurs que compte GGP, et mon "récit à base de poulet", comme j'aime l'appeler, devient une œuvre collective.
Mais rassurez vous, chers lecteurs, je ne vous oublie pas : cette série sera toujours publiée ici et toujours disponible sous licence Art Libre.

Longue vie aux gobelins geek !

27.10
2010

Lana était atterrée. Sharkaï gisait devant la porte, là. Elle avait dit a voix haute son souhait de le voir mourir, et Youwès l'avait exécuté.
Elle l'avait haï pourtant. Mais là, c'était comme si elle l'avait tué elle-même !

Néanmoins la vie continua. En tant qu'héritière de Sharkaï, elle repris le commerce de son défunt époux. Ou plutôt ce fut l'esclave qui travaillait, mangeait, dormais, bref vivait dans la boutique qui la repris, Lana se contentant d'habiter dans l'arrière boutique.

Grâce aux pouvoirs du poulet, elle fit rapidement fortune et acheta deux nouveaux esclaves qui travaillèrent avec le premier. Elle s'acheta également une petite maison dans la campagne, une petite parcelle de terre et quelques esclaves supplémentaires pour entretenir la terre et la maison ainsi que lui fournir de quoi se nourrir.
Ainsi elle pouvait se débarrasser du maudit poulet qui lui avait valu la mort d'un homme. Une mort qui certes lui fut utile, mais qui la rongeait à chaque instant, car elle en était responsable. Une douleur, un remords tel qu'elle en venait à se dire qu'il aurait été préférable qu'elle continue à se faire violer par les soldats et battre par son mari. Tout ça parce qu'elle avait écouté un maudit oiseau qui parlait. Elle aurait mieux fait d'écouter sa première idée qui lui disait qu'elle avait reçu un coup de trop sur la tête. Et ce poulet en avait profité. Elle qui voulait arrêter d'être belle, il lui avait fait aimer cette beauté plutôt que de la rendre laide ! Elle ne le maîtrisait pas !
Oui, c'est ça : elle ne le maîtrisait pas. Donc elle ne pouvait être responsable. Et si le souvenir de son mari la hantait, c'est probablement car il souhaitait être vengé.

Youwès vit la jeune veuve approcher, calme, avec un couteau dans la main. Non seulement ça faisait depuis la mort de son mari qu'elle n'était pas calme, mais en plus cela faisait des mois qu'elle ne se servait plus d'ustensiles de cuisine. Il ne pouvait donc qu'en déduire que quelque-chose n'allait pas. Alors il sonda son esprit, se focalisant sur l'essentiel. Était-ce un suicide ? Non. La victime ? Lui. Rien que ça... Si elle savait... Il se mit à rire. Le mobile ? La mort de son mari. Ah. Il arrêta de rire. Elle n'avait pas vraiment voulu sa mort. Il aurait dû sonder son esprit avant d'envoyer Sharkaï dans les Enfers. Place qu'il méritait pourtant... Oui, c'est ça la solution : elle ne voudrait plus le tuer si elle ne regrettait plus sa mort. Maintenant qu'elle était partie ranger le couteau en se disant que, finalement, son époux ne méritait pas d'être vengé, il chercha ce qui pourrait lui faire plaisir, pour se faire pardonner. Ah, elle a pris plaisir à diriger ses esclave. Il lui préparerait donc une surprise à base de pouvoir...

Cinq jours passèrent, où Lana avait retrouvé le bonheur. Elle continuait son aventure autodidacte et gérait son commerce florissant. Le matin du sixième jour, une jeune esclave vint la déranger lors de son bain pour l'avertir qu'une escouade de soldats la demandait.
La jeune demoiselle se hâta de sortir du bain et de finir de se préparer avant de rejoindre les soldats.

- Soldats, que me vaut l'honneur de votre visite ?

Ça n'était pas des soldats de la garde, elle les aurait déjà rencontrés... Ça n'était pas non plus des soldats ordinaires : leur armure noire luisait malgré la poussière et leur maintient présupposait qu'ils étaient tous gradés. Celui qui était apparemment le chef pris la parole.

- Madame, j'ai une bien triste nouvelle à vous annoncer. Votre ami qui est également notre maître et Empereur est mort récemment. Nous soupçonnons l'un de ses généraux de l'avoir empoisonné, même si nous ne pourrions le prouver.

Lana leva un sourcil interrogateur et se tourna vers Youwès, qui acquiesça de la tête. Décidément ce magicien était plein de ressource... Qu'est-ce qu'il avait bien pu faire pour se retrouver bloqué dans ce corps de poulet ? Mais il serait tout à fait temps de s'en occuper plus tard.

- Je ne comprends pas...
- Il a désigné sa succession avant de mourir. Il s'agit de vous...
26.10
2010

Notre histoire commence en l'an 323 avant notre ère dans la campagne au nord de Byzance. Une légère brise soufflait dans les oliviers, la nuit était calme si ce n'est les cris étouffés qui s'échappaient d'un cabanon.

Lana, fille affranchie d'une esclave tuée par son maître, mariée bien trop tôt à un métèque installé non loin de Byzance, avait alors dix-neuf ans. Cela faisait donc trois ans qu'elle devait supporter un mari qu'elle n'aimait pas et n'avait jamais aimé. Un mari possessif et jaloux qui la frappait dès qu'elle était regardée par un homme. Mais elle n'avait pas eu le choix.
Elle n'avait pas eu le choix non plus lorsqu'à sa naissance les dieux avaient choisi de la maudire. Car, comble du malheur, Lana était belle. Elle avait beau cacher sa beauté, être amochée par les coups de Sharkaï, son mari, elle restait et serait à jamais incroyablement belle. Les hommes la regardaient. Certains, plus sadiques, lui faisaient une tape sur les fesses. Quant aux soldats de la garde, ces déchets humains, ils profitaient de l'absence de son mari pour venir chez elle. Et, inlassablement, alors que son mari rentrait de la boutique qu'il tenait en ville, il la frappait. Car il savait. Il savait toujours, quand il la voyait assise par terre en larme, dépenaillée et les tâches ménagères non finie. Il savait quand il entendait ses clients parler de la beauté de son épouse. Il savait. Et il frappait. Pour que les hommes ne l'agressent plus de son regard. Pour qu'il n'aie plus à la frapper. Et elle criait, dans ce cabanon que son époux appelait maison.

Un jour, alors que Lana s'apprêtait de plumer un maigre poulet qu'elle avait acheté au marché en pleurant les deux tapes reçues sur les fesses et les nombreux villageois qui s'étaient retournés sur son passage, elle entendit le poulet parler.

- Si j'étais toi, je ne ferais pas ça.

Lana n'en revenait pas. Un poulet qui parle ! Sharkaï avait dû taper un peu trop fort la veille... Oui, c'était ça. Mais elle l'avait entendu !

- Tu... C'est... C'est toi qui a parlé ?

Le poulet confirma, et expliqua : il s'appelait Youwès et était un magicien, coincé dans un corps de poulet ad vitam æternam après une erreur dans une manipulation magique. Il lui promis de faire ce qu'elle voudrait pourvu qu'elle l'épargne. Elle lui raconta alors ses problème et lui demanda de les résoudre, s'il pouvait. Le poulet promis que sa beauté deviendrait une bénédiction.

La journée fut alors paisible. Les soldats ne vinrent pas. Le soir, son mari lui sourit et ne la frappa pas.

Les mois passèrent, et Lana jouissait alors pleinement de sa beauté. Elle ne la cachait plus et commençait à apprécier que les hommes se retournent sur son passage. Les tapes sur les fesses devenaient extrêmement rares et n'étaient plus que le fait de jeunes gens avec qui elle aurait volontiers partagé la couche si elle n'avait été mariée. Quant aux soldats, ils ne venaient plus la violer. Elle aurait tout de même voulu qu'ils meurent, mais avec la guerre perpétuelle que menait l'Empereur, ils ne devraient plus tarder à être envoyés combattre. Youwès l'aidait dans ses tâches ménagères grâce à ses pouvoirs et donc elle n'avait plus rien à faire d'autre que de se pavaner ou d'arpenter les rangées de la bibliothèque pour apprendre dans les papyrus. Elle appris ainsi à lire, à calculer, à raisonner et à philosopher. Elle avait une vie presque parfaite.

Le seul problème restait son mari. Il ne la frappait plus, non. Il ne la touchait même plus. Il se contentait de la regarder avec un sourire béat et de lui rapporter de quoi vivre. Ce qui n'était pas plus mal.
Mais Lana ne l'aimait tout de même pas. Elle avait été forcée de se marier avec lui, et ne lui pardonnerait pas. Point.

Un soir d'été après une fête, Sharkaï désira sa femme un peu plus que d'habitude. Poussé par ses hormones et par le vin, il voulu lui faire l'amour. Elle l'éconduit et le jeta dehors, annonçant qu'elle souhaitait le voir mourir. Il fut honteux, et triste. Il voulu présenter ses excuses, mais il n'eut pas le temps.
La foudre frappa.

28.09
2010

Récemment, le moteur de recherche Cuil a fermé ses portes dans l'indifférence générale, ou presque. Quelques blogs high-tech ont relayé l'info, certains technophiles ont regretté de ne pas l'avoir testé plus avant, mais le grand public ne l'a jamais essayé (encore moins adopté) et s'en foutait royalement.
Moi-même, je ne m'y serais jamais intéressé si je n'avais cherché à me débarrasser de satan google. Et pourtant, c'était mon moteur de recherche préféré.

Quand j'ai décidé de me débarrasser de google, j'ai essayé d'abord des moteurs dans le même genre. Bing, Yahoo!, Exalead. Intéressants, mais tant que j'en étais à tester, j'en ai essayé des moins conventionnels : Yauba, Cuil, Seeks (méta-moteur), Wolfram|Alpha (pas un moteur de recherche, mais peut compléter efficacement une recherche).
Dans un premier temps, je regardais sur plusieurs moteurs à chaque recherche de peur de louper quelque-chose : les résultats n'étaient pas les mêmes que sur google. Normal et purement logique, mais déroutant au début. Je me disais que si google était premier malgré ses défauts quant à la vie privée, c'était pas pour rien. Et du coup, comme la recherche me semblait plus compliquée, j'utilisais davantage la barre de navigation du navigateur, les favoris, l'historique, etc.
Peu à peu j'ai commencé à prendre confiance dans les moteurs que j'utilisais, mais c'était trop tard. Je n'utilisais déjà plus les moteurs de recherches pour chercher des sites mais pour cherche des informations. Et dans ce type de recherche, Cuil excellait.

Cuil avait en effet un comportement un peu particulier : plutôt que de voir la pertinence d'un résultat particulier et de le remonter, il essayait d'avoir une recherche pertinente dans son ensemble, et favorisant la sérendipité (j'aime les mots compliqués). Ainsi quand je fais une recherche sur le moi (soyons modestes) dans google, il remonte mon compte twitter, ce blog, et un ou deux site ayant un pagerank énorme où j'aurais commenté. Quand je faisais une telle recherche dans Cuil, il tentait de me renvoyer toutes ces petites traces que j'ai laissé au cours de mon surf quotidien. Des trucs marquants, mais surtout donnant sens quand ils étaient réunis.
Et ce n'est pas tout. Les résultats obtenus par le moteur principal pouvaient alors être analysés une seconde fois, mais cette fois-ci par un moteur sémantique (nommé Cpedia). Cuil nous proposait alors d'organiser les informations de telle ou telle manière, à l'aide d'onglets ou en affinant la recherches avec de nouveaux mots-clés (proposés par Cuil). Cuil nous proposait également pour certaines recherches des informations présentées sous formes de tableaux, de frises, de cartes (géographiques ou heuristiques), de schémas...

Alors ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : Cuil était imparfait et il lui manquait de nombreuses fonctions, comme la recherche à l'intérieur des documents (comme le fait Yauba), ou même tout simplement la recherche d'images. J'aurais aimé avoir des filtres de langues comme Exalead en propose. J'aurais aimé qu'il soit décentralisé comme Seeks... Mais Cuil proposait des idées novatrices. Peut-être trop en avance sur son temps.
Pareil, Cuil ne correspondait pas à tous les usages, loin de là. Il m'arrivais couramment de me servir de Bing ou Exalead, de Seeks ou d'IxQuick. Mais quand il s'agit de préparer un exposé, un dossier, une formation pour Jeunes-Science... c'était, combiné à Wikipédia et éventuellement Wolfram|Alpha, l'idéal. Et j'adore faire ce genre de recherches.
Vous comprendrez donc pourquoi la perte de Cuil m'attriste tant. Pourquoi je me surprends parfois (souvent) à être nostalgique en pensant à ce moteur de recherche génial tué par son impopularité.

Pour palier à ce manque, je ne vois que deux solutions.
La première serait que les créateurs de Cuil libèrent leur bébé. Sous AGPL de préférence. Si les créateurs de Cuil me lisent, et bien que les chances que ce soit le cas soient nulles, faites-le. Offrez Cuil au monde. Il y a des chances pour que cet acte donne à ce magnifique projet le public qu'il mérite d'avoir. Et au pire, alors vous n'y perdez rien. La seconde serait de développer un moteur de recherche avec de semblables idées. Je ne prétends pas avoir les compétences pour le faire, donc si quelqu'un veut tenter l'aventure, qu'il n'hésite-pas. Je ne demande qu'une chose : être prévenu pour faire partie de ses utilisateurs. Je propose aussi aux développeurs fous qui tenteront l'aventure d'utiliser les fonctionnalités que j'ai cité au début du paragraphe précédent.

Voilà, dans l'espérance de retrouver mon Cuil chéri ou de croiser la route de ses lointains rejetons, j'ai transmis ce SOS. Merci de le diffuser un maximum.

11.07
2010

J'avais lu il y a quelque temps une interview de Guy Hermet publiée dans Usbek et Rica (très bon magazine que je vous recommande par ailleurs), qui m'avait beaucoup plue mais avec laquelle je n'étais pas tout à fait d'accord (ça arrive...).
Pour vous donner un aperçu de l'ensemble, l'interview était ainsi titrée : "Guy Hermet : « Ce qui est universel, ce n'est pas la démocratie, mais la poursuite du bonheur »". Voilà qui remet bien en cause mes idéaux.
J'invite donc tous les détenteurs de l'excellent Usbek et Rica à relire l'interview (dans le dossier observatoire sur les dictateurs), et les autres à se fournir cette came qu'elle est bonne. Mais ça ne dispense personne de lire cet article, qui se veut assez indépendant de l'interview initiale.

La démocratie

Pour commencer, je vais tenter de définir ce qu'est et ce que n'est pas la démocratie.

Emprunté, via le bas latin democratia, au grec ancien δημοκρατία, dêmokratía, composé de δῆμος dêmos « bourgade, peuple » et κράτος krátos « corps politique », « gouvernement ». (Wiktionnaire)

La démocratie se définit donc étymologiquement comme étant une gouvernance du peuple par lui-même. C'est bien beau, mais qu'en est-il ? Les philosophes des lumières ont édictés trois piliers nécessaires à la démocratie : la Liberté, l'Égalité et la Fraternité (je suis certain que ça vous dit quelquechose...). Ces trois piliers sont loin de n'être que la devise de l'État français. Ce sont les conditions sine qua none pour une véritable démocratie. Je m'explique :

  • Pas de libertés ? Autant être tous en prison, cela reviendrait au même... Les libertés sont donc nécessaires à la démocratie.
  • Pas d'égalité ? Cela revient à laisser à certains le droit d'écraser les autres, et donc mène un groupe de rats bellicistes à prendre le pouvoir. Et donc le peuple ne pourrait plus gouverner...
  • Pas de fraternité ? C'est là moins évident, mais sous la notion de fraternité se cache en réalité les deux notions de respect et de partage. Si ces deux notions ne sont pas là, alors se crée un peuple formés d'égoïstes et le tissu social se désagrège. La conséquence : un bellicisme latent qui grimpe et un désintéressement du peuple qui mène les mêmes rats bellicistes à prendre le pouvoir, causant sur le long terme des années dictatures (dans le meilleur des cas).

Ces trois élément sont donc non seulement des conditions nécessaires à la démocratie, mais en plus ils la définissent. La démocratie est donc un système répondant à l'ensemble de valeurs que sont l'aspiration à la liberté, à l'égalité, au respect et au partage entre les citoyens.

Mais voici quelques définitions connexes qui pourraient vous intéresser :

Représentativité
C'est un système où le peuple délègue la gouvernance à un ou plusieurs représentants élus ou choisis par d'autres représentants (élus, eux). Il peut apparaître sous la forme de république comme de monarchie. Ce système est souvent appelé "démocratie représentative", mais je ne considère pas ce système comme démocratique. Je préfère un système de démocratie "par voie directe".
Méritocratie
Dans ce système, c'est ceux qui font qui obtiennent le pouvoir décisionnel. Il est donc (bien que ses défenseurs s'en défendent) infiniment plus démocratique que le système représentatif, même s'il ne l'est pas totalement. Pourquoi ? Par exemple parce qu'il passe outre le concept de pouvoir qui s'acquiert et se conserve à la dure (voire par la force), tel que définit dans "Il Principe" de Machiavel, et pousse ainsi au partage du pouvoir... C'est en général sur ce système que se repose le monde associatif (dans les petites associations du moins). Il faut dire aussi que j'apprécie l'honnêteté intellectuelle des partisans du modèle méritocratique (qui reconnaissent que ce n'est pas démocratique, il faut suivre au fond !)...

La relation entre bonheur et démocratie

Ici, je ne pense pas qu'il y aie besoin d'une définition complète du bonheur. Tout le monde sait que cela correspond peu ou prou à un sentiment de bien-être. Ce qui va être intéressant, en revanche, ce sera d'observer l'incidence des trois piliers de la démocratie sur le bonheur d'une population.

Prenons les libertés : un peuple non libre, oppressé, où chaque citoyen vit dans la peur de se faire arrêter, torturer ou tuer au moindre pet de travers ne peut être heureux. Ça me semble assez évident que si je ne suis pas libre de parler (liberté d'expression), de vivre tranquillement dans mon coin (liberté de vie privée)... je ne peux être heureux. Le bonheur ce n'est pas seulement me dire que c'est bien que mon gouvernement me remplis la panse. C'est aussi pouvoir vivre comme il me sied. C'est donc être libre de ne pas être dans la norme et de l'affirmer. C'est être libre de garder pour moi des choses qui ne regardent pas les autres, même si je n'ai rien à cacher, et surtout si je n'ai rien à cacher. C'est être libre d'aller où bon me semble. C'est être libre d'être maître de moi-même.
Si je ne suis pas libre, comment puis-je être heureux ? Comment puis-je me sentir valorisé ?

Prenons maintenant l'égalité, et c'est là la même rengaine : un système où certains sont plus égaux que les autres permet aux uns d'écraser les autres. Une minorité pourra alors être heureuse (et encore), mais le sentiment d'injustice sera tel que l'immense majorité ne pourra être heureuse.

Finissons avec la fraternité : respect et partage me semblent des composantes essentielles au bonheur, et encore plus que la liberté ou l'égalité. D'une part, si je ne puis partager sans me faire spolier, et si personne ne souhaite partager de moment, d'idée, d'objet, etc. avec moi, je me sens rejeté, délaissé. Dans un tel état, je ne peux me sentir heureux. D'autre part, c'est inconcevable que quelqu'un qui n'est pas respecté puisse se sentir heureux. Et celui qui manque de respect peut (et devrait s'il est honnête) le regretter. Il n'est alors pas heureux.

Les piliers de la démocratie sont donc nécessaire au bonheur. Et comme ils sont non seulement des conditions pour la démocratie mais aussi que la démocratie s'y limite, alors une véritable démocratie est une condition sine qua none au bonheur.
Vous remarquerez tout de même (si vous avez lu l'interview), que je ne suis pas en désaccord total avec Guy Hermet. Nous sommes visiblement d'accord sur nos définitions de la démocratie, et je le rejoins sur le fait que la quête du bonheur est universelle. Là où je ne suis pas d'accord, c'est que j'estime que la démocratie est nécessaire au bonheur, et donc qu'elle est universelle.

Note à benêts : je sais que mon titre est une merde sans nom et qu'il manque cruellement d'originalité. J'ai aussi conscience d'être un fucking idéaliste utopiste. Soyez pas trop méchants je vous prie... ;-)

28.05
2010

Il y a maintenant quelques semaines sortait Steam pour Mac. Je l'ai testé et ai pu jouer à Portal, obtenu gratuitement et légalement sur ladite plateforme. Je ne vais pas ici vous faire un compte-rendu détaillé de ce test, ni de ce jeu. Pourquoi ? Et bien pour l'un, le web regorge de présentation de Steam, et celle-ci n'aurait servi à rien. En outre, je n'ai testé steam que sur un seul jeu, sans multijoueur, ce qui est très limité. Et pour l'autre ? J'ai déjà donné mon avis dans le second niveau de Podamper.
Que vais-je faire donc ? Et bien je vous propose de suivre une petite réflexion que je me suis faite à propos de l'avenir du jeu et de ses plateformes en général, et de Steam en particulier... Ça vous tente ? C'est par ici la visite...

Une plateforme d'avenir

Commençons par quelque chose de simple : Steam est une plateforme multi-plateforme (oui, je me répète, mais pour une fois j'y peut pas grand chose). Steam existe en effet sous Windows, Mac et bientôt GNU/Linux. Pourquoi est-ce que ça en fait une plateforme d'avenir ? En effet, on ne compte plus le nombre de joueurs préférant choisir un PC sous Windaube plutôt qu'un Mac ou qu'une plateforme tournant sous Linux, sans compter les BSD et autres systèmes UNIX, à cause du catalogue de jeu quasiment inexistant ailleurs que dans l'univers créé par la firme de Redmond... Moi-même, je me plains souvent de voir arriver les jeux sous Mac avec plusieurs mois, voire années, de retard par rapport à Windows. Quand ils arrivent. C'est donc une bonne nouvelle de voir qu'une plateforme puisse susciter la concurrence. Et Steam le fera, vu leur nombre de client.

Second point : Steam, comme d'autres plateformes, met sur pied d'égalité les blockbusters avec les indie games. Et toute personne sensée vous le confirmera, quand le blockbuster est fait pour attirer un maximum de monde et donc ne prend pas de risque avec la créativité, le jeu indépendant est développé... indépendamment de grosses structures et laisse donc davantage s'exprimer la créativité des artistes qui conçoivent et développent un tel jeu. Pour faire plus court et plus simple : le jeu indépendant garanti l'avenir du jeu vidéo dans son ensemble. Pas de jeu indépendant, et c'est la stagnation de l'art vidéoludique. Cependant, l'absence de blockbusters reviendrait pour un éditeur à renoncer à des revenus assurés. Et tout tout blockbuster appartient à un genre qui a été autrefois réservé à l'indie game.

Ensuite, puisqu'il s'agit d'une plateforme de vente dématérialisée, on peut tout à fait la comparer à ce cloud gaming qui fait tant parler de lui. En effet, tout comme le cloud gaming, Steam permet d'obtenir un jeu sans quitter son chez-soi, avec de nombreuses fonctions sociales (j'y reviendrais), et de conserver ses paramètres "on the cloud", ce qui lui permet de jouer avec les mêmes paramètres sur un autre ordinateur tant que l'on est connecté au même compte. Mais contrairement à une solution comme Onlive, on n'est pas limité par le ping, et surtout, on n'a pas à payer un abonnement en plus du prix des jeux à l'achat. Cependant, tout n'est pas tout rose pour autant.

Une plateforme dépassée

Non, tout n'est pas tout rose. Je vais d'ailleurs rester sur la même comparaison avec le cloud gaming pour commencer. La 4G (LTE/MIMO/WiMax) d'une part, la fibre optique et ses débits symétriques d'autre part, le très haut débit arrive et est partit pour durer. Quand on prend ce paramètre en compte, il devient évident que le streaming a tout l'avenir devant soit. Je vais même aller plus loin : le streaming, c'est l'avenir. Pourquoi perdre son temps à télécharger un jeu alors qu'on pourrait y jouer instantanément ? Certes, Onlive n'est pas l'avenir du jeu, de même que le cloud gaming tel qu'on le conçoit actuellement ne l'est pas non plus. Mais ce sont des premiers pas non négligeables.
Je m'explique : de la même façon que Spotify a révolutionné le streaming musical en le faisant rejoindre une application desktop (bien moins contraignant qu'une application web), en introduisant un protocole peer to peer, le tout en proposant quand même le téléchargement (mais non nécessaire pour jouer un morceau), je pense qu'une application de streaming ira plus loin encore, et pourquoi pas avec autre chose que la musique, puisque les débits le permettront...

Autre problème : le prix. C'est cependant actuellement inhérent à toute plateforme de vente de jeu dématérialisée, et donc pas exclusif à Steam. Peu importe. Franchement, vous en avez pas assez de voir les éditeurs de jeu se dire « Eh ! Mais c'est formidable le dématérialisé ! On va pouvoir continuer à vendre nos jeux au même prix, mais en plus on va récupérer la marge de la distribution ! » ? Moi si. Quand je vais au cinéma, je paye 19,80 € par mois (carte UI), mon abonnement à Spotify Premium me coûte à peine moins de 10 bourzoufs par mois, alors je vois vraiment pas pourquoi il n'existerais pas d'offre d'abonnement pour le jeu. Non mais...

Dans la même thématique, ou presque. Comment se fait-il que Valve intègre dans Steamworks un système de DRM ? Et après ça s'étonne qu'il y aie tant de piratage...

Toujours dans la même veine, pourquoi ne peut-on pas jouer sur Steam sans compte ? Il serait simple pourtant de permettre l'achat "anonyme" (ou plutôt indépendamment d'un compte Steam car un achat sur Internet n'est jamais anonyme) d'un jeu, le jeu au moins en solo, etc. Bien sûr, je ne compte pas profiter de l'aspect social (on y arrive, promis) ou de Steam Cloud (qui permet de conserver ses préférences d'un ordi à l'autre (et même pas de jouer en multi) sans avoir de compte, mais ça permettrait à tout un chacun de pouvoir tester la plateforme et de décider si oui ou non on va plus loin. Par exemple, il fut un temps où tous pouvaient écouter des morceaux sur Deezer sans nécessairement avoir de compte. C'était bien. Enfin... Le compte est au moins gratuit.

Une plateforme au temps présent

Cependant, si tout n'est pas rose, tout n'est pas noir pour autant. Je vous parlais de l'absence d'offre d'abonnement, ce qui est un gros défaut à mes yeux, mais les prix restent tout à fait corrects la plupart du temps, et surtout, il y a très régulièrement de magnifiques réductions.

Maintenant, chose promise, chose due, je vais vous parler de l'aspect social de Steam. Quand on voit l'importance que prennent les réseaux sociaux, on devine aisément qu'une plateforme de jeu en multi-joueurs se devait d'intégrer des aspects sociaux comme des comptes, contacts, groupes, chat, etc. Voilà.
Vous en vouliez plus ? malheureusement, tout était déjà dit, et de toute façon ça n'est pas un réseau social particulièrement original... Cependant, je peux tout de même insister sur le fait que, comme le font déjà le Xbox Live et le PSN, la communauté de l'anneau Steam permet d'étendre le social gaming au delà du salon, ce qui peut être pratique... Satisfaits ? Non ? bon ben tant pis, je peux pas plus pour vous.

On va tout de même avancer un point avant de finir : de part des nombreux avantages (multi-plateforme, social gaming, offres avantageuses, indie games à égalité avec les blockbusters...), la plateforme Steam s'avère être une belle alternative au "piratage" des oeuvres vidéoludiques. Chacun a son avis sur le sujet, mais on peut au moins saluer le fait qu'un éditeur aie compris quelque chose. C'est tout de même à améliorer, je suis d'accord.

Et c'est en disant que Steam n'est décidément pas encore, malgré ses nombreux avantages, ma plateforme idéale que je vais conclure cet article dont le plan me rappelle une dissertation bien scolaire (si si, avec thèse/antithèse/synthèse, vous pouvez vérifier !)...
La visite est terminée, n'oubliez pas le guide...

17.05
2010

J'avais dit que j'en parlerais plus en profondeur, voici des détails sur mon nettoyage de printemps. Je me concentrerais volontairement sur les services de trois grosses sociétés : Apple, Facebook et Google.
Je ne vais pas vous faire l'un de ces nombreux articles du moments sur pourquoi ces trois larrons commencent à devenir de véritables plaies, pour cela je vous invite à me suivre sur Twitter, vous en trouverez beaucoup dans ma veille. Ici, on va davantage s'intéresser au comment qu'au pourquoi. Comment les éviter, donc, mais aussi par quoi les remplacer, en cas de besoin. Je ne ferais pas non plus un article particulièrement exhaustif, mais je m'attarderais sur les services que j'utilise, puisqu'on est quand-même dans le cadre de mon nettoyage de printemps...
Mais assez tergiversé, allons-y !

Le cas Apple

Ce sont des produits/services d'Apple que j'utilise le plus : j'ai un Mac, sous OS X.5, avec iWork ; je possède un iPhone, certes jailbroken ; et mon mail, mes contacts, mes calendriers sont chez MobileMe, qui synchronise toutes mes données entre mon Mac et mon iPhone et géolocalise mon iPhone en cas de perte/vol (ça s'est déjà avéré utile, si si).

Mon Mac est un bon ordinateur, et ça n'est pas un véritable soucis, dans le sens où il n'envoie aucune information chez Apple et qu'il ne m'empêche pas la maîtrise de mes données. C'est davantage le cas d'OS X. Le problème, c'est que pas mal de données y sont stockées, et que je ne voudrais pas les effacer au profit d'une distribution GNU/Linux. J'ai donc commencé à me renseigner, j'ai choisi ma distrib' (Arch Linux, qui me semble être à même de s'adapter à tous mes besoins sans pour autant m'en imposer d'autres), et je vais, dès que j'aurais économisé un peu, m'acheter un nouveau disque dur, qui me servira un premier temps à abriter un dual boot, puis une fois la migration effectuée, à abriter mes données en me laissant un peu plus de marge de manoeuvre que mon actuel 320Go. C'est donc en suspend, mais loin d'être abandonné (d'ailleurs, plus le temps passe, et plus je suis décidé).
Quant au prochain ordinateur que j'achèterais, bien que ce ne soit pas à l'ordre du jour, il y a de fortes chances pour qu'il y en aie deux : un PC ultra-portable, et un autre PC, mais monté moi-même.

Pour mon iPhone, c'est plus ou moins le même problème : c'est du matériel, et du coup ça a un coût. Bien sûr, je le laisserais jailbroken, pourvu qu'il ne bugge pas trop, mais le prochain portable que j'achèterais (si j'ai des sous, encore une fois) sera sous MeeGo (non, je ne prendrais pas de téléphone Android, ce serais tomber de Charybde en Scylla).

Et maintenant, ça devient beaucoup plus intéressant quand on s'attaque à MobileMe. Il est bien évidemment hors de question de les remplacer par des services Google (Gmail pour les mails et contacts, Google Calendar pour les calendriers) ou Facebook (respectivement sa messagerie, son système "d'amis" et d'événements), on ferait alors pire que mieux.
Il est donc ici plus intéressant de se tourner vers des applications lourdes : on garde ainsi un meilleur contrôle des données et ça ne nuit pas le moins du monde à la productivité, bien au contraire. Quelle application, donc ? Pour le moment je m'oriente vers les applis incluses dans OS X, puis je verrai plus en détail quand j'aurais mon petit nunux...
Pour gérer mes mails, en revanche, j'ai une solution de recours beaucoup plus intéressante. En attendant d'être assez riche pour me payer une part de serveur chez Gandi (voyez avec ma page "Mécénat" pour plus de détails), je compte utiliser l'un de mes nombreux comptes Free via IMAP. Pourquoi pas celle liée à ce blog, pour plus de simplicité...
Et pour la syncro "over the air", je pense pouvoir m'en passer... Pour ce que je m'en sert... Le seul truc qui me manquera dans ce service, c'est la géolocalisation sur demande en cas de perte/vol...mais il existe des dizaines de services similaires.

Suppression du compte MobileMe à la fin de l'été, donc...

Le cas Google

J'utilise assez peu les services de Google, mais ça risque d'être tout de même intéressant. La migration est déjà en grande partie effectuée, et je vais donc davantage vous parler ici de ce qui est fait de ce qui est à faire. Il y a deux mois, donc, j'utilisais fréquemment Google Search, Google Maps, YouTube (pour les favoris) et Google Reader. Voyons voir du côté de la concurrence...

Commençons par la recherche. Tout le monde le sait, il existe d'autres moteurs de recherche. À commencer par les connus, comme Bing, Yahoo (bien que le moteur de Yahoo soit maintenant Bing) ou Exalead, mais aussi quelques obscurs comme Yauba ou Cuil...
Le problème, c'est que comme tout le monde utilise Google Search, les web-dev ont pris la mauvaise habitude d'optimiser leur référencement pour ce dernier uniquement (un peu comme les web-dev qui optimisaient leur code pour IE6 avant l'arrivée de Firefox). Et bien évidemment, l'algorithme de recherche de Google n'est pas le seul existant. Les résultats ne seront donc pas les mêmes d'un moteur à l'autre, mais ça ne veut pas dire que l'un est plus pertinent que l'autre, c'est normal : les deux classements des résultats pour une même recherche résultent d'une vision des chose différente. Bing, par exemple, est voué, d'après les dires de Microsoft, à devenir le moteur qui aide aux décisions. Il met ainsi en avant des résultats dans une optique pratico-pragmatique, ce qui est un sacré avantage dans certains cas !
J'ai donc opté pour différents moteurs, que j'utilise selon les cas. Pour une recherche web : Cuil et Bing. Pour un renseignement théorique : Cuil, le moteur de Wikipédia, ou Wolfram|Alpha (qui n'est pas un moteur de recherche à proprement parler, mais bon...). Pour un renseignement pratique : Bing. Pour chercher un blog : Exalead ou Yauba. Pour une recherche d'image : Wikimedia Commons, Exalead ou Bing. Etc.

Deuxième point important : la vidéo. Les choses sont ici claires : je ne vais pas tomber pour autant dans l'anti-google-isme primaire, et donc jamais (ne jamais dire jamais, je sais, mais je pense pouvoir respecter ce jamais-là) je ne refuserais de regarder une vidéo parce qu'elle est sur Youtube. Mais au delà de son monopole, je n'aime pas du tout l'interface du lecteur de Youtube. Non, mais franchement, c'est moche ! Je sais, des goûts, des couleurs, mais ça a des limites quand même, et ces limites s'appellent le bon goût. Du coup j'avais pris pour habitude de favoriser Vimeo quand je pouvais influer... Puis Dailymotion a sorti son nouveau lecteur, et a rejoint Vimeo dans mon estime, le dépassant même pour avoir favorisé le codec Theora face à l'H264 au sein de la technologie HTML 5. Maintenant, l'aspect éthique prenant de plus en plus d'importance à mes yeux, je ne favorise plus que Dailymotion (codec libre, pour ceux qui suivent pas)... mais sans pour autant avoir créé un compte sur ce site. J'ai simplement choisi que, tant que je ne créais pas moi-même de vidéo, un compte sur un tel site devenait inutile. D'autant plus que je pourrais donner davantage de visibilité à une vidéo en tweetant un lien qu'en la notant comme favorite. En revanche, si maintenant je devais héberger une vidéo, ce serait en HTML 5 sur mon site, ou avec un lien de téléchargement, mais sans passer par de tels hébergeurs (après-tout, je ne fais pas beaucoup de vidéo, et donc il n'y a pas vraiment de risque de surcharge du serveur qui m'héberge).

Troisième point : les cartes. J'avoue que ces derniers temps, je n'ai pas eu besoin d'utiliser une carte, et donc je ne me suis pas posé la question plus que ça. J'ai donc quelques pistes, mais rien de bien concret...

Et enfin, j'ai honte, mais malgré mon utilisation intensive de Google Reader, je n'ai pas encore entamé ma migration... Pourquoi ? parce qu'au vu de mes besoins (synchronisation entre plusieurs devices, entre autres), j'en suis venu à considérer que le meilleur agrégateur de flux serait sous la forme d'un site. Mais on retrouve alors les mêmes problèmes qu'avec Google : on donne des informations nous concernant à une société privée. Ayant la flemme de coder moi-même une telle application, je suis à la recherche d'un CMS spécialisé dans l'agrégation de flux... Et je n'ai toujours pas trouvé mon Graal.
Si vous avez envie de développer un tel CMS, contactez-moi. Si vous trouvez le Graal, contactez-moi aussi, mais en plus vous aurez le droit de vous fendre la gueule...

Le cas Facebook

Pour ce cas-là, il faut bien avouer que j'ai très peu usage de cette bouse infâme qu'est Facebook, et que déjà je n'utilisais que parce que 98% de mes contacts y étaient. En gros, je me sert de mon mur pour diffuser mes tweets (j'ai linké mes comptes Facebook et Twitter), et aucun autre contenu, et j'utilise aussi la messagerie instantanée, mais depuis Adium sur mon Mac. Bref, je ne vais jamais sur ce site, sauf pour accepter ou décliner une proposition d'ajouter aux contacts, ou pour limiter tant que possible les dégâts occasionnés par les changement dans les conditions d'utilisation.

Pour commencer ma purge, j'ai retiré toutes les informations accessibles au public (mon âge, ma ville, etc.), j'ai interdit à mes "amis" de me contacter sur mon mur ou via la messagerie (de toute façon ça ne servait à rien, je n'aurais pas été au courant que de tels messages étaient là) et je n'accepte plus de nouveaux contacts.

Je désactiverais complètement mon compte Facebook courant Septembre.

Pour les statuts, ça ne me changera pas, puisque je continuerais de tweeter tranquillement. Pour mes "amis", ils pourront toujours me lire sur Twitter, et s'ils le veulent, se créer un compte et me follower. C'est pas très compliqué, et tant qu'on se motive ça en devient même amusant. Infiniment plus qu'avec Facebook.
Quant à la messagerie instantanée, je compte faire migrer mes contacts vers Skype, voire vers les DM de Twitter, mais sachez dores et déjà que je m'intéresse beaucoup à Jabber.

Bien entendu, j'observe avec beaucoup de curiosité des projets comme Diaspora ou encore MOVIM (d'ailleurs, le projet MOVIM a besoin de développeurs, n'hésitez surtout pas si vous avez du temps, l'envie et les compétences... ou simplement des connaissances qui pourront aider ^^). Je ne sais pas si ça m'ira comme un gant, mais je testerais, ça c'est sûr...

En conclusion, il ne me reste plus grand chose, si ce n'est un besoin de sous et de devs volontaires, et une grande joie d'avoir découvert des choses, de m'être débarrassé du superflu et des tares éthiques de ces trois larrons...
Et vous, allez-vous faire des nettoyages en profondeurs aussi ? Si oui, je suis impatient de découvrir vos purges personnelles.

12.05
2010

Vous espériez que ce blog aie été abandonné pour de bon ? Que j'étais mort et enterré ? Raté... Je suis bien là et mon absence passagère n'était due qu'à mes examens de fin d'année... Oui, car si je valide mon année, je suis parti pour 4 mois de vacances ! Comme ça, c'est dit. Reste plus qu'à ne pas devoir passer de rattrapages...

Et maintenant ? et bien j'ai quelques projets pour vous... Dont l'un qui a déjà abouti : Podamper.

Podamper : kézako ?

Podamper est un podcast sur le jeu vidéo à l'initiative de Patrick, et destiné à accompagner le blog Webdamper (oui, on a manqué d'originalité pour le nom, et alors ?).
Je vous invite donc tous à aller écouter le premier numéro niveau du podcast, qui lui est très original (2 personnes qui parlent de sujets qu'ils aiment, c'est très original, n'est-ce pas ?), et qui en plus est génial (forcément, je suis dedans ^^)...
By the way, ne vous étonnez pas si Patrick m'appelle par mon prénom dedans : il n'arrivait pas à prononcer mon nom, et m'a justifié ça honteusement en me disant que "ça serait plus simple pour les poditeurs" ;-)

À part ça ? Nettoyage de printemps !

Suppression de différents comptes, véritable purge d'autres, et grâce pour quelques rares derniers (Twitter, entre autres)...
Et je compte aller plus loin, puisqu'à la fin des vacances je supprimerais mes comptes Facebook et MobileMe. Pourquoi attendre septembre pour ça ? Et bien simplement pour laisser le temps à mes contacts d'intégrer la migration. Je vous en reparlerais davantage plus tard, l'information du jour restant Podamper...

Et pour finir, j'ai quelques articles en préparation... See you soon !

07.04
2010

Tout à l'heure en me brossant les dents, j'ai vu ceci sur mon tube de dentifrice :

« NE PAS AVALER. Lire attentivement la notice avant toute utilisation. NE PAS LAISSER À LA PORTÉE DES ENFANTS. »

Sur un tube de dentifrice. Ce savon si spécial qui entre autres est censé pouvoir être avalé en cas d'ingestion involontaire... Ça fait réfléchir, non ?

Bon en fait cet articles avait en fait trois buts réels :

  1. prouver que je peux parler de tout et n'importe quoi (surtout de n'importe quoi),
  2. montrer que je sais aussi faire des articles courts,
  3. faire un deuxième article dans la même journée,
  4. m'amuser,
  5. me rendre compte du fait que je ne sais pas compter...

Bonne journée !

07.04
2010

Il n'y a encore pas si longtemps, je trouvais que Matthieu était quelqu'un de très intéressant, et de vraiment agréable. Le problème, c'est qu'il ne supporte plus d'être contredit.

La première fois, c'est quand, lors de la sortie de la version 3 de Welovemac, alors que j'étais déçu par cette version et que je le disais, mon commentaire a été modéré et dépublié. Matthieu m'avais envoyé un mail explicatif, mais je n'ai pas trouvé lesdites explications satisfaisantes et je l'ai mal pris. Je n'ai donc pas répondu et simplement ai arrêté de le follower, ainsi que de suivre WLM.

La seconde fois, c'était sur son blog personnel, où Matthieu avait publié une vidéo pour expliquer pourquoi il était favorable à la modération et pourquoi il modérait son site. Il s'est trouvé que je n'était pas d'accord du tout, et je suis entré dans le débat. Nos positions étant diamétralement opposées, on n'est pas tombé d'accord, mais bon, peu importe : la discussion fut très enrichissante. Ce qui m'a gêné, c'est que Matthieu a tout simplement ignoré certains pans de mon argumentation, ce qui m'a poussé à l'inviter à me relire, et à m'auto-citer à plusieurs reprise. Jusque là, pas trop de souci, ça peut arriver à tout le monde, quoique c'était tout de même sacrément souvent.

La troisième fois, c'était hier, ou plutôt ce matin (pendant le live de l'Apéro du Captain). Matthieu a publié, une nouvelle fois sur son blog (normal, quoi), une vidéo et un texte annonçant un live jeudi prochain pour la Keynote d'Apple. J'avoue ne pas avoir regardé la vidéo, mais j'avais repéré une petite erreur dans le texte. Matthieu expliquait en gros que si on a pas accès soit à l'ordinateur soit à Internet, on pourrait y avoir accès via la 3G ou le WIFI sur son mobile. Or l'accès à Internet, que ce soit sur mobile en 3G ou WIFI, ou que ce soit sur l'ordinateur via WIFI ou Ethernet, ça reste de l'Internet... Je lui pointe l'erreur en le taquinant (j'ai dit "Epic fail", ce qui n'est pas particulièrement vexant...).
Là il me répond, tente de se justifier, mais reste dans l'erreur. Je lui explique et continue de le taquiner gentiment, rien à signaler. Je pensais que ça allait s'arrêter là car après tout il suffisait de lire mon commentaire pour identifier l'erreur.
Mais l'histoire ne s'arrête malheureusement pas là (car sinon vous ne liriez pas cet article)... Matthieu se justifie ici en expliquant qu'il ne s'agit pas d'une erreur, mais d'un mensonge. Oui, vous avez bien lu. Forcément j'ai été choqué. Le même Matthieu Blanco qui avait initié MacJT avec le slogan "simple, mais pas simpliste", qui ment par souci de simplification, et tombe du coup dans le simplisme. Le même Matthieu Blanco, pour qui j'avais encore beaucoup de respect malgré les quelques différents que nous avions, prenait tout simplement ses lecteurs pour des cons. Je vous avoue que j'avais du mal à croire ce que je venais de lire, et ai quand même tenté de lui tendre une perche, maladroite je l'avoue, mais sincère, afin qu'il puisse se justifier correctement et retrouver sa place habituelle dans mon estime.
Qu'avais-je fais là ! Monsieur Matthieu en a profité immédiatement pour déformer mes propos, m'agresser littéralement et sous-entendre auprès de ses autres lecteurs que je serais un troll des cavernes particulièrement poilu. Mon cerveau a tout de suite fait le rapprochement avec un certain Éric, de Presse-Citron, et un certain Stagueve, de Nowhere Else, et autant vous dire que j'ai pas apprécié la désillusion. Je lui ai fait savoir, tout en l'invitant encore une fois à se remettre en question. Et j'ai pris une capture d'écran, juste au cas où.
Le coup de grâce, c'est lui qui l'a donné : Matthieu m'accuse maintenant d'avoir la grosse tête et de me prendre pour Dieu, tout en jouant la victime et en se drapant dans sa passion, comme si elle lui assurait que son succès ne lui monte pas à la tête. Et bien je suis désolé, mais C'est toi, Matthieu, qui souffre d'un sérieux complexe de supériorité, et il se trouve que moi aussi, je suis un passionné.
Et vous voulez savoir le pire ? Et bien je ne peux même plus savoir si mes commentaires sont encore là où non, car Monsieur m'a bloqué sur son site. Et pas en renvoyant une petite erreur 403 toute banale et qui lui aurait laissé un peu de classe. Non : une redirection vers le site de Disneyland Paris ! (si c'est pas du sadisme ^^) D'où ce petit coup de gueule contre gros foutage de gueule, et il l'aura bien mérité...

Pour finir, voici les captures d'écran, afin que vous puissiez tous voir ce que j'ai vu... (télécharger le fichier zip)

PS: Saches Matthieu qu'ici tu ne sera ni "modéré" ni bloqué, car je ne suis pas un censeur, moi (et je m'en fout si certains le décernent un point Godwin).

01.04
2010

Bien. On a vu ce qu'est un geek, quelle image est perçue de lui, et on a constaté comme un dysfonctionnement... Dysfonctionnement qui est donc due à de nombreux a priori, mais il faut bien un vecteur de transmission pour la désinformation, non ? Les médias de masse font ça très bien, mais le must, c'est quand certains individus nous discréditent sans même s'en rendre compte (et en se discréditant du même coup mais là c'est pas grave, vu qu'il leur manque de toute façon un cerveau). Nous allons donc essayer d'étudier ces individus façon TF1, et on verra bien ce que ça donnera... Je prendrais soins toutefois de ne pas qualifier ces individus d'espèce à part entière, car on dériverait alors trop facilement vers les théories nazies à propos d'animaux à forme humaine. Et j'ai pas envie d'obtenir mon point Godwin tout de suite... Plus tard, peut-être.

« Il existe sur cette planète certains individus à part. Ces individus se nomme de toutes les façons possibles, mais leur véritable nom est Kévin Michu. Oui, tous. Ces individus sont le croisement entre un beauf dégénéré et une ménagère de moins de 50 ans (couramment appelée Mme Michu). Il en existe une variante féminine, dont le prénom sera alors Kévina ou Jessica, mais elle ne se montre pas beaucoup et nous manquons d'information sur elle.
« Le Kévin, également appelé le Kikoolol car il commence toutes ses phrases par "kikoo" et les termine systématiquement par "lol" (possibles dérivés comme "mdr", "ptdr", "xd" ou "xptdr"), est un individu particulier : il a en effet hérité de gènes peu enviables à l'origine, mutés en pire, et une éducation qui empire le tout. Il souffre donc d'une malformation malheureusement plus si rare que ça puisqu'il n'a aucun cerveau. Au sens propre comme au figuré. C'est une victime et c'est la faute d'Internet. Ah ben non, ce coup ci c'est celle de TF1... »

Ici s'arrête le reportage, car j'ai bien conscience que le style TF1 doit bous faire saigner votre cerveau, vous qui en avez... Retenez tout de même qu'il y en a plusieurs types, et que chacun posent un problème distinct à la civilisation geek (je vous avais bien dit qu'on atteindrait le point Godwin...). J'essaierais ici de lister ces différentes sortes de Kévins, ainsi que les problèmes qu'ils suscitent.

Le cas du Kikoolol de base : Il ne comprend rien à rien. En général c'est un pré-adolescent boutonneux se cachant derrière un écran pour troller et se faire passer pour un pirate. Il confond Internet avec un ensemble Facebook + Skybeurg + MSN + language SMS + Dofus (ou WoW) + Chatroulette. Il confond également geek avec pseudo-technophile, ça va de soit... Précision supplémentaire : il adore troller. C'est même parfois un gros troll des cavernes bien poilu.

Le cas "wanabe geek" : Le Kévin classique, le wanabe geek souhaite se faire passer pour un geek et va beaucoup sur internet. Le problème c'est qu'il n'a ni centre d'intérêt ni ouverture d'esprit. Il ne souhaite que se donner une image. Du coup il peut avoir une certaine connaissance de la culture geek, se dire fan d'Alexandre Astier, lire Geek le Mag, être inscrit sur Facebook et Twitter, et se ramener en cours avec des T-Shirt clamant leur "geek attitude". Arf... Et le pire c'est qu'ils y croient dur comme fer, se disent geek, et tout. Sauf qu'ils n'en comprennent pas le sens. Et bien sûr ils ne vous vouent pas un culte, car vous êtes à leur yeux une bizarrerie particulièrement étrange qui mériterait de se faire interner... ou externer, c'est selon. Seul un vrai geek saurait repérer que cet individu n'est qu'une sale copie ratée, mais M. Toutlemonde l'a déjà assimilé au geek et, bien évidemment, ça contribue à déformer l'image du geek. Dernier point : il est persuadé que "Geek is Chic".

Le cas "Je me prend pour un geek, mais j'imite l'Hikikomori" : Là, c'est le plus grave. Non seulement c'est un attardé fini, mais il ne se contente pas de ça ! Si vous vous souvenez bien, l'hikikomori est un malade, dont la pathologie lui sert d'alternative au suicide. Il s'agit donc d'un être instable mentalement qui a besoin d'aide. C'est déjà assez dur comme ça à dénicher, il faut maintenant que des abrutis s'amusent à brouiller les pistes en se faisant passer pour des "nolifes" ! Sauf que là il ne s'agit pas de cacher un oeuf en chocolat (oui, Pâques approche), mais d'empêcher les médecins d'aider quelqu'un qui en a plus que besoin ! Amis parents, rassurez-vous tout de même, ça veut dire que si votre enfant présente les symptômes de l'hikikomori (ne sort de sa chambre que pour les besoins essentiels, ou pas, se crée une identité secondaire jusqu'à en ignorer sa personne physique...), il n'en est pas forcément un. Ça peut être juste un attardé ordinaire jouant à plus con qu'il ne l'est (et pourtant c'est dur !).

Le cas "Fashionned kikoolol" : Facile à expliquer, celui là... C'est un kikoolol de base, mais qui porte des T-shirts Superman et est en général un peu plus agé que ce dernier.

Vous voulez un point positif à ce tableau ? Ça tombe bien, j'en ai justement un sous la main : il suffit d'un peu d'éducation (d'une vraie éducation, avec des médias qui disent la vérité et tout), et le problème Kikoolol sera éradiqué. Plus facile à dire qu'à faire ? Je vous le concède. Il est cependant primordial de ne pas confondre "reconnaissance de la culture geek" avec "destruction de l'intérieur de la culture geek", merci...
Sinon il reste la bonne vielle méthode dite du "Head Shot", mais j'ai bien peur qu'elle soit interdite IRL ;-)

Voilà qui clôt cette petite série d'articles "Geek is not so Chic" sur la condition du geek dans notre beau pays qu'est la France (hou le copier/coller !), qui n'aura intéressé que les geeks vu les titres, mais bon... Gardons espoir !

25.03
2010

Dans mon précédent article, j'ai tenté de définir certains termes liés au geek. Le problème, c'est que si la majorité des non-geek ne nous comprennent pas, parce qu'ils ne comprennent pas ces termes, il faut malheureusement ajouter une bonne dose d'a priori. A priori encouragés par la TV, le cinéma, la radio, les magazines, etc. Ainsi, le geek est toujours défini comme un être renfermé (comprenez associal), avec une santé morale déficiente, codant comme un dieu, et surtout, ne trouvant le bonheur qu'en renonçant à leur propre personnalité pour devenir quelqu'un de "normal". Tout le contraire de ce que l'on est, donc...

Imaginez : un être passionné par définition se retrouve à faire des choses qu'ils n'aiment pas simplement parce que c'est l'image que les média véhiculent ! O_o ! Et forcément ils font des trucs impossibles dès qu'on leur passe un clavier (genre pirater la NASA en trois lignes de code). Mmmoui bien sûr... et bien sûr ils rêvent d'avoir une vie sociale mais ne peuvent pas parce que ce sont des malades mentaux ! Omagad !

Mais revenons aux origines du folklore qu'ont imaginés pour nous ces gens "normaux" : un geek est forcément gros et boutonneux (une variante sous alimentée, donc maigrichonne, existe également), le teint blafard, féru de science, d'informatique (comprenez à ce niveau là de "magie noire avec du code"), à l'univers étrange (donc forcément malsain), mais surtout, il est drogué. Ça y est, j'ai lâché le mot...
Mais ouate de phoque, quoi !

Et en plus, malgré que notre culture soit de plus en plus exposée et acceptée, malgré qu'on leur explique en long en large et en travers, ces gens préfèrent croire la télé où on leur dit que passer plus de deux/trois heures par jour sur l'ordinateur relève de la pathologie... Et que font ceux qui bossent à l'aide de l'ordinateur, à votre avis ? Et n'allez pas dire qu'ils ne sont pas volontaire et que donc ça compte pas, parce que j'ai encore de quoi rétablir la vérité : l'étudiant qui préfère prendre son cours sur son laptop plutôt que sur du papier parce que ça permet d'aller plus loin (connexion à Internet, donc wikipédia sur tel nom d'auteur dont on ne se souvient plus, et hop, on est plus perdu en quelques dizaines de secondes...), entre autres. Ben oui, l'ordi n'est pas une drogue, mais un outil formidable. Et c'est pas en diabolisant l'informatique que vous apprendrez à vos chères têtes blondes à utiliser correctement la machine (et là je tease déjà pour le prochain article... mais chhht, faut pas le dire).
Pire maintenant : je me souviens d'un pote qui ne disait pas à ses parents qu'il venait faire des jeux de rôles chez moi parce que la radio et les journaux disaient que c'était un truc de néo-nazi... Point Godwin, les mecs...

Et à la limite, si sa reste dans le milieux des moutons ordinaires que l'on savait abrutis (désolé pour les parents du pote en question, ils ne sont pas comptés dedans, mais j'ai d'autres exemples tellement invraisemblables que j'ai du mal à y croire moi-même), il n'y aurait pas trop de problème...

Ce qui me gène vraiment, c'est quand notre propre famille s'y met. Ainsi, comment puis-je vivre que ma mère me dise "T'as un grain, faut te faire soigner" quand je tweete mes cadeaux de Noël ? Comment dois-je prendre les rencontres répétées pendant de longues années avec trois psys (qui ne m'ont trouvé aucun problème d'ordre psychique, mais il a tout de même fallu attendre quelques années pour que mes parents arrêtent de m'y envoyer) ?
Et puis ça vient aussi dans le cercle scolaire. Je me souvient de ce prof qui m'avait mi un zéro parce que j'avais rendu mon DM en avance (tout bon, alors que le cours correspondant au dernier exercice n'avait pas encore été commencé). Effectivement, en bon nerd, j'avais déjà vu l'ensemble du programme dès le début de l'année, et ce prof ne m'a presque rien appris...
Et pour finir en beauté, pourquoi ces mots, "geek", "nerd", etc, sont considérés par une immense partie de mon entourage comme injurieux ?

Franchement, ça fait beaucoup de questions, qui ont une réponse toute simple : à l'instar de la couleur de peau, de la religion, du langage, de la nationalité, et de tant d'autres choses, il existe une discrimination à l'encontre des centres d'intérêt. Pourquoi ? Parce que de nombreux individus ont peur de l'inconnu et souhaitent garder leurs oeillères. Ces personnes ne comprennent pas qu'en gardant leurs oeillères non seulement elles oublient leurs libertés et se font du mal, mais elles comprennent encore moins qu'elles font du mal à d'autres, qui pourtant n'ont rien demandé d'autre que de vivre tranquillement. Et comme on est en démocratie et que nous naissons tous égaux, il est de notre devoir de les éduquer. (ta tadaaa !)
Voilà, comme ça on a une fin super-moralisatrice digne d'Holywood et ma référence au Christ est méritée. Grand homme ce mec. Dommage qu'on soit pas sûrs qu'il ait existé...

Bon, et sinon, pour vous redonner le sourire après ce grand épanchement de larmes, sachez que dans mon prochain article, on va headshot du kikoolol ! Hell, yeah !

19.03
2010

Aujourd'hui, je vais commencer une série d'articles "coup de gueule" sur la condition du geek dans notre magnifique pays qu'est la France. Ben oui, parce que j'en ai souvent marre de tomber sur du "Geek is chic" et autres "T'es geek ? faut te faire soigner alors..."

Le problème avec le mot "geek", c'est qu'il a autant de définitions qu'il existe de geek... fort heureusement, on peut trouver quelques notions qui font plus ou moins consensus, et je vais donc tenter de définir devant vous le terme "geek", ainsi que les termes qui s'en approchent (que le lien soit réel ou qu'il s'effectue dans l'imaginaire du non-geek)...

Geek : Le geek est avant tout un être passionné. Il fait passer ses hobbies avant tout, et s'ennuie profondément quand le sujet de discussion n'est pas dans ses hobbies. Il n'est pas associal pour autant, et pour le démontrer, il suffit de lui parler d'un de ses sujets favoris : il deviendra alors particulièrement bavard et, tout en se mettant du mieux qu'il peut à votre niveau, tentera de vous communiquer sa passion. Le geek est en outre particulièrement ouvert d'esprit, puisqu'il s'intéresse à toutes sortes d'Art et d'élément culturels. Ainsi le geek reconnaît naturellement la BD ou les séries télés comme étant des formes artistiques, alors que c'est loin de faire consensus chez les non-geeks. Le geek (et là on peut rapprocher la culture geek des Compagnons de France que l'on trouvait jusqu'au 19ème siècle) cherche également à faire éclore une démarche artistique à partir de la technique (c'est ainsi qu'est né le jeu vidéo, entre autres). Le geek n'est pas forcément un analyste-programmeur, loin de là.

Nerd : Ici la définition est encore moins consensuelle, aussi prenez des pincettes avec ce que je vais dire, puisqu'il s'agit de la définition que je donne personnellement à ce terme. Le nerd est pour moi un curieux. Quelqu'un qui cherche à assouvir une soif de connaissance illimitée. Le nerd est donc souvent un rat de bibliothèque, un scientifique dans l'âme ou encore un internaute acharné. Le nerd est un individu qui cherche à apprendre une quantité qu'il ne peut lui-même imaginer de données et de savoir, et ce pour l'amour du savoir. Dans une discussion, en tant qu'amoureux de la connaissance, il agira comme une encyclopédie vivante, mais jamais pour épater la galerie ou pour des vélléités personnelles. Il essaiera tout simplement de vous communiquer des informations. Point. Soit parce qu'inconsciemment il tentera de vous communiquer sa soif de connaissances, soit parce qu'il espère, toujours inconsciemment, que vous lui fournirez des informations en retour, ou tout simplement parce que sa joie de savoir est telle qu'il pense que vous aussi vous en tirerez du bonheur.

Nolife : Néoanglicisme et donc terme purement franco-français, le mot "nolife" a été inventé par des journalistes en mal de sensationnel et apeuré par toute forme de changement. Afin de transmettre leur effroi face à cet élément nouveau, ils ont choisi un terme qui donnait l'impression qu'il était tant utilisé aux "States" qu'il en a été importé... Il devait de surcroît être compréhensible par tous, et c'est donc le terme "nolife" qui fut choisi... le problème, c'est que ce terme n'est nullement employé dans les pays anglophones, qui lui préfèrent celui de "jerks" (littéralement "schnock"... comme quoi on a des abrutis intolérants partout...). La réalité que définit ce mot n'existe pas ailleurs que dans l'imaginaire desdits abrutis intolérants.

Otaku : L'otaku est un individu appréciant davantage les activités intérieures aux activités... extérieures. C'est donc un amateur de lecture (romans mais aussi BD, magazines...), de vidéo (TV, films, jeux vidéos...), de musique, etc. Par extension, le terme a évolué pour définir un amateur de culture japonaise, mais les deux définitions coexistent.

Gamer : Le gamer est au jeu vidéo ce que le cinéphile est au cinéma. Rien de bien geek là dedans, donc... même si de nombreux geeks sont gamers (tout en étant cinéphiles ou autres)

Hacker : Bien que trop souvent confondu avec le cracker (le pirate informatique, comme les néophytes aiment l'appeler), le hacker n'est rien d'autre qu'un bidouilleur, quelqu'un qui aime savoir comment c'est fait... Encore une fois, rien de geek là dedans, puisque le bricoleur moyen est donc par définition un hacker (c'est marrant comme la perception des choses évolue quand on traduit ce mot...). Si on se représente si souvent le hacker comme étant informaticien, c'est parce que les informaticiens apprécient beaucoup bidouiller leur ordinateur (que ce soit l'aspect matériel ou logiciel). Le jargon informaticien usant et abusant de l'anglais, l'imaginaire collectif s'est emparé de ce mot pour lui donner une valeur détournée...

Rôliste : Amateur de jeu de rôle. Il existe cependant une différence entre le gamer jouant à un jeu de rôle vidéo et le rôliste qui, lui, préfère le jeu de rôle sur table (avec des fiches joueurs et des dés) ou grandeur nature. Ces deux formes de jeu de rôle ont en effet l'avantage de laisser l'imagination des joueurs libre de toute contrainte autre que le réalisme et la vraisemblance, ce que ne peut permettre (en tout cas actuellement) un programme informatique. Ici, et parce que les rôliste sont rares (malheureusement), la frontière entre le rôliste et le geek est plus poreuse, car l'immense majorité des rôlistes sont particulièrement passionnés.

Technophile : Un technophile est un individu féru de nouvelles technologies. Il existe de nombreux geeks non technophiles et de nombreux technophiles non geeks. Tout comme pour le gamer pour le jeu vidéo, le cinéphile pour le cinéma ou le hacker pour la bidouille, ce terme ne définit nullement une catégorie de geeks.

Hikikomori : Cas pathologique, l'hikikomori est un individu se cloîtrant et renonçant à son identité réelle pour s'en construire une autre de toute pièce. À ne surtout pas confondre avec l'usage du pseudonyme chez de nombreux geeks qui assument par ailleurs pleinement leur identité réelle. Devenir hikikomori peut être considéré comme une alternative au suicide. Messieurs-dames les non-geeks, merci donc de cesser de nous confondre ! Les geeks ne sont pas des malades mentaux ! La différence entre un hikikomori se cloîtrant dans sa chambre pour échapper à une réalité qui l'angoisse et un geek étant tout simplement particulièrement passionné est tout sauf poreuse...

Voilà... maintenant que tout le monde sait de quoi on va parler (oui, mes lecteurs c'est "tout le monde", et non, mes chevilles n'enflent pas trop... ah ben si quand même un peu...), le prochain article traitera de la discrimination anti-geeks...
À bientôt !

16.03
2010

Cela fait bientôt un mois que je promet cet article sur Twitter, mais faute de temps je ne la publie que maintenant. Désolé pour le retard, mais j'étais fort occupé ces derniers temps (et je le suis encore)...
Ça, c'est fait, et on peut maintenant s'occuper d'Apple.


Il y a quelques années (un peu moins de 2 ans pour être tout à fait honnête), j'ai fais une rencontre. J'ai rencontré un iMac 20" blanc laqué. Il était beau, avec un système ergonomique, un système UNIX, donc proche de Linux, que je croyais connaître à l'époque... Plus tard, alors que mon père me proposait de m'offrir un PC pour mes études, je lui a demandé un MacBook Pro. Il ne m'a offert qu'une partie et j'ai du travailler pour payer le reste. Il me restait un peu d'argent, et j'en ai profité pour m'acheter un iPhone, une licence iWork et m'abonner à MobileMe. Même si sur le coup je ne me considérais pas comme tel, vous devinez que j'était un fanboy... J'en suis revenu...

Tout d'abord, Apple est à l'origine du système le plus fermé du monde. Imaginez : pour avoir iWork, il faut avoir Mac OS X, donc un Mac ; pour profiter pleinement de son iPhone, il faut avoir iTunes (obligatoire), et Mobile Me. Et puisqu'on parle de ce dernier, permettez moi de vous rappeler que le successeur de .Mac possède moins d'outils que ce dernier, et que le prédécesseur de .Mac (je ne me rappelle plus le nom) était gratuit. Là, on en est à 80€ par an...
Et mon iPhone ? Je n'y ai jamais trouvé autant d'intérêt que depuis que je l'ai jailbreaké ! Je n'ose même pas parler de la présentation de l'iPad qui m'a particulièrement déçu. Même chez Microsoft ils se bougent davantage pour leurs clients (eh oui... même si ça marche pas, leurs concepts sont au moins intéressants) !

Ensuite, on pourrait parler d'iWork... C'est une suite bureautique que j'adore, mais qui possède un gros défaut : ses formats de documents sont plus fermés encore que ceux de MS Office... Quand on pense que chez microsoft ils envisagent le support de l'ODF, je me demande vraiment ce que fout Apple !

Et que dire quant aux dérives monopolistiques qui deviennent si courantes chez Apple ? Tout est fait pour nous enfermer dans l'écosystème Apple : pas de Flash sur l'iPhone et l'iPad (et pourtant Dieu seul sait combien je hais le Flash – oui, je suis agnostique, et alors ?), donc pas de jeux online et peu d'applications web. On utilise alors l'API fournie par Apple, les formats d'applications d'Apple, compatibles avec les appareil d'Apple uniquement. Envie de développer une application iPhone ? Utilisez xCode, sur Mac OS X ! Ou alors ne développez pas votre application... Belle façon de penser, huh ? Et bien sachez que de toute façon, Apple s'en fout : ils ont trop d'application et en balancent à tour de bras ! (surtout si ces dernières ne brossent pas notre Sainte Église Pommée dans le sens du poil.
Apple se base sur un public de fans inconditionnels prêts à avaler tout et n'importe quoi pourvu que ce soit Saint Steve qui leur présente (non, pas Steve Ballmer, celui-là ils l'aiment pas), ainsi que sur un grand public d'ignorant qui de toute façon tournait sous Windows il n'y a pas si longtemps (d'où BootCamp, et d'où iWork qui sait lire les formats .doc, .ppt et .xls)... Des gens qui ne seront donc pas dérangés si on leur demande d'acheter à prix exorbitant leur musique sur l'iTunes Store pour pouvoir l'écouter sur leur iPod. Des gens qui seront encore moins choqués par le choix d'Apple de favoriser le codec h264 pour la balise <video> de l'HTML 5. Des gens qui n'en auront tout simplement rien à foutre de l'absence de support natif de formats "exotiques" sous Mac OS X (je ne parle même pas d'iPhone OS)...
Et la baisse de qualité ne se fait pas seulement sentir au niveau du logiciel, des services web ou encore de l'innovation, mais aussi sur le plan matériel. Il est où ce fucking écran OLED sur l'iPhone ? Vous êtes sûr qu'Apple fasse dans du haut de gamme ? Et pourquoi le MacBook Air et le Mac Pro ne sont plus à jour ? Et enfin : allez vous enfin vous décider à mettre des disques durs dignes de ce nom dans vos ordinateurs ?
Elle est loin la belle époque du Lisa, et encore plus loin celle de Steve Wozniak.

Apple a été, et il ne reste plus qu'un nouveau Microsoft, en attendant Google.

Maintenant, que va-t-il advenir ? et bien je pense que je vais quand-même pas jeter mon Mac ni mon iPhone à la poubelle (vu le prix, je vais les rentabiliser un maximum), mais en revanche, je ne sais pas si je vais renouveler mon abonnement à MobileMe. Je ne sais pas si le jour où j'achèterais un nouveau matériel j'irais sur du PC, mais je suis sûr que je ne reprendrais pas d'iPhone. Surtout que les systèmes Android et MeeGo me font de l'oeil. Et sinon, et bien je m'intéresse de plus en plus à Linux, et au Logiciel Libre en général...

19.02
2010

Ahhhhh ! Ça y est, l'instant culminant qui va marquer la création de ce blog comme officielle : le premier article. Pas mon premier article, puisque j'avais déjà eu par le passé d'autres blogs. Actuellement supprimés ou en cours de suppression, donc pas une réussite, mais qui ne m'ont pas totalement oté l'envie de bloguer. La preuve.

Alors pourquoi un blog ?
La première fois, j'avais découvert ce qu'était un blog, et j'avais voulu en avoir un. Pour en avoir un (notez tout de même que dès le début j'ai détesté les skybeurks). Ça m'a évidemment laissé sur ma faim, mais c'était une première approche du blogging. Plus tard, je suis revenu vers les blogs, mais sous l'autre angle de vue : le lecteur. D'espace d'expression, le blog est passé à mes yeux au statut d'espace d'expression publique et d'information.
Puis certains blogs m'ont donné conscience du fait que d'autres que moi lisaient des blogs, et m'ont donné envie de commenter, d'ouvrir ma gueule. Le blog était devenu pour moi un espace d'expression publique, d'information, et d'interaction.
Ce qui m'a mené à ma seconde fois : fort de mon expérience, j'ai créé un nouveau blog où j'ai parlé des sujets qui m'intéressaient : ce qui me marquait lors de ma veille, des (rapides) critiques de films, ainsi que les événements qui me marquaient dans ma vie à moi. Mais entre-deux, j'avais découvert Twitter et, pour peu que je sache me montrer concis, ça me suffisait amplement. Et en plus ça remplaçait efficacement mon Facebook, donc c'était tout bénef : outil de veille, de micro-blogging, et mini-chat à la fois. Donc exit le second blog, ainsi que les quelques micro-blog que j'avais testé dans la recherche du meilleur format.
Exit aussi le format blog. Jusqu'à récemment, où j'ai eu envie de partager une réflexion un peu poussée, et qui ne pouvait évidemment tenir en 140 caractères... Dont Acte.

Maintenant, restait à choisir le moteur de blog. J'avais déjà goûté à Overblog, à Wordpress, à Tumblr, à Soup... et je voulais du coup avoir autre chose. Quelquechose qui tirerait le meilleur des deux mondes : la simplicité et la légerté du microblog, l'ergonomie et la personnalisation du "vrai" blog. Et là je me suis souvenu d'un petit CMS que j'avais vu passer lors de ma veille, il y a quelques mois, et que je m'étais promis de tester, pour voir ce que ça donne. Imaginez : un CMS qui n'utilisait pas de bases de données, mais qui du coup était plus rapide... Moi qui avais toujours cru que les bases de données servaient principalement à accélérer les sites dynamiques. Et j'ai été bluffé. Avec une installation de quelques minutes sur MAMP de Wordpress, Joomla ou Drupal, celui-la n'a pas dépassé la seconde ! Alors certes, MAMP c'est du local, mais à ce point ! Et avec une simplicité incroyable ! Bon, soyons objectif, il manque des fonctionnalités. Pour certaines, c'est imputable à la jeunesse du CMS, mais d'autres, comme les tags, ne seront pas développées (en tout cas en interne, les plugins n'excluant pas ces fonctionnalités), car on perdrait alors sur les performances. Mais l'équipe est très active, alors je me dit qu'il suffit d'attendre.
Enfin, j'ai installé PluXml sur un "espace personnel" chez Free (c'est très personnel, c'est chez quelqu'un d'autre... mais en même temps c'est hébergé gratuitement et sans pub, donc je vais pas râler), j'ai installé un thème, je l'ai un peu modifié (mais vraiment pas grand chose - flemme inside) et j'ai ajouté trois pages statiques : la page "À propos" est un plagiat immonde de celle de la Geekosphère, mais "Contact" et "Mécénat" sont de moi.

Et nous voilà à la fin de ce premier article, et je vais passer au plus magique : la publication...